Ce que les gens cherchent, et où ça se trouve ici

La déclaration d'existence, en une phrase

C'est la déclaration par laquelle une entreprise se fait connaître de l'administration fiscale au moment où elle commence à travailler. Elle se souscrit sur l'imprimé officiel série G n° 08/2024, auprès de l'inspection des impôts dont dépend l'adresse du siège. L'outil ci-dessus reproduit cet imprimé et le remplit à partir de vos données ; il ne le dépose pas à votre place.

Deux erreurs reviennent constamment, et l'outil les surveille : une dénomination qui diffère d'un caractère de celle du registre de commerce, et un code d'activité principale qui ne correspond pas à celui saisi dans la demande de NIF en ligne. La première coûte des corrections en cascade jusque chez le notaire ; la seconde se rattrape tant que le NIF n'est pas émis, et devient pénible ensuite.

À ne pas confondre : la déclaration d'existence et le certificat d'existence (C20)

Les deux mots se ressemblent, les documents n'ont rien à voir. La déclaration d'existence est l'imprimé série G n° 8 que vous déposez à l'administration au démarrage de l'activité — c'est ce que remplit cet outil. Le certificat d'existence, appelé C20, est un document que l'administration vous délivre ensuite, sur demande écrite au centre gestionnaire : il atteste que vous êtes bien répertorié et en règle, et porte le NIF, l'adresse et le régime d'imposition. On le demande quand un partenaire, une banque ou un donneur d'ordre exige la preuve de votre existence fiscale — et il fait partie des pièces admises pour obtenir le NIS.

Le délai : trente jours, à compter de quoi ?

Trente jours à compter du début de l'activité — en pratique, la date d'immatriculation portée sur l'extrait du registre de commerce. Retenir une autre date rouvre inutilement la discussion sur le point de départ du délai. La base est l'article 51 du code des taxes sur le chiffre d'affaires et l'article 183 du code des impôts directs et taxes assimilées. Le compte à rebours de l'outil part de cette date.

Le NIF : la demande en ligne, puis le dossier physique

Le NIF compte quinze chiffres pour un contribuable principal — vingt pour un établissement secondaire, les quinze du principal suivis d'un suffixe. La demande se dépose sur le portail de la Direction générale des impôts, nifenligne.mf.gov.dz.

Le portail édite deux documents, à deux moments différents. L'accusé de réception paraît immédiatement et porte le numéro de la demande (de la forme E…CW) : notez-le, il n'est pas renvoyé une seconde fois et sert à suivre l'avancement. L'attestation d'identification fiscale ne s'édite qu'une fois la demande traitée. Les deux s'impriment et s'emportent au guichet.

La saisie en ligne ne suffit pas, et elle ne se suit pas immédiatement d'un déplacement : il faut d'abord que la demande soit traitée. C'est seulement ensuite que le dossier physique se compose et se dépose, à la structure de rattachement — CDI, inspection, ou DGE pour les grandes entreprises — déterminée par l'adresse du siège. Ce dossier porte la déclaration d'existence en tête et le spécimen de signature légalisé parmi ses pièces ; le NIF et la carte fiscale sont délivrés à son issue. C'est l'étape 3 du parcours ci-dessus.

Ce que contient le dossier déposé à l'inspection

La liste exacte varie d'une inspection à l'autre — celle d'Alger-Centre n'est pas nécessairement celle d'Oran. Le socle commun : la déclaration d'existence remplie, cachetée et signée ; deux copies des statuts ; deux copies de l'extrait du registre de commerce ; le justificatif du siège avec ses avenants ; l'acte de naissance et le justificatif de résidence du représentant ; et le spécimen de signature légalisé. L'outil imprime cette liste, ajustée à la forme juridique que vous avez choisie.

Le spécimen de signature

C'est la feuille sur laquelle le représentant légal appose sa signature devant l'autorité qui la légalise. Ce n'est pas une formalité à part : elle fait partie du dossier de demande de NIF, celui que l'on dépose au CDI ou à l'inspection une fois la demande en ligne validée. Un dossier sans spécimen légalisé n'est pas complet. En revanche il ne sert pas à la banque : à l'ouverture du compte, l'agence remet son propre carton de signature, que le gérant signe au guichet. Conséquence pratique : faites-en légaliser plusieurs exemplaires en une seule fois : un part avec le dossier fiscal, les autres restent en réserve. Repasser par la légalisation deux mois plus tard pour un exemplaire manquant est une perte de temps évitable — et le cas du gérant non résident, qui doit légaliser au consulat, rend l'oubli coûteux.

Le cachet, pas seulement la signature

L'imprimé porte la mention « cachet et signature du contribuable ». Une déclaration signée mais non cachetée se fait refuser au guichet. Le cachet se commande donc avant le dépôt, pas le jour même.

Le NIS : le troisième identifiant

Le numéro d'identification statistique compte lui aussi quinze chiffres. Il est délivré par l'Office national des statistiques au titre du répertoire national des agents économiques et sociaux créé par le décret exécutif n° 97-396. Il suppose le registre de commerce et une preuve d'existence fiscale : la carte fiscale (NIF) ou, à défaut, le certificat d'existence suffit.

Deux points que l'on découvre souvent en se déplaçant pour rien : le dossier se dépose à l'annexe régionale de l'ONS qui couvre le lieu de l'entité — Centre, Est, Ouest ou Sud — et non au siège d'Alger ni au CNRC ; et la délivrance est gratuite, en une semaine environ. Ce que facture un intermédiaire rémunère son service, pas l'administration.

Son imprimé a trois exigences que l'on découvre souvent au guichet : il s'écrit en majuscules, il exige le cachet de l'entité, et il rend obligatoires l'effectif salarié permanent et le chiffre d'affaires du dernier exercice. Deux chiffres qu'il vaut mieux préparer avant de se déplacer. L'outil remplit et imprime cet imprimé lui aussi.

Les registres réglementaires : deux autorités, pas une

La loi impose dix livres et registres spéciaux aux organismes employeurs du secteur économique. Ils ne se font pas coter au même endroit, et c'est de là que viennent la plupart des allers-retours.

  1. Livre journal centralisateur — greffe du tribunal
  2. Livre d'inventaire — greffe du tribunal
  3. Livre de paie — greffe du tribunal (article 14 du décret exécutif n° 96-98)
  4. Registre des congés payés — inspection du travail
  5. Registre des personnels — inspection du travail
  6. Registre des travailleurs étrangers — inspection du travail
  7. Registre des vérifications techniques des installations et équipements industriels — inspection du travail
  8. Registre d'hygiène, sécurité et médecine du travail — inspection du travail
  9. Registre des accidents du travail — inspection du travail
  10. Registre des observations et mises en demeure de l'inspecteur du travail — inspection du travail

Le dossier à présenter est le même aux deux guichets : copie du registre de commerce, copie du NIF, copie de la pièce d'identité du gérant, et le cachet humide de l'entreprise — le tampon lui-même, qu'on appose sur place, pas une image scannée. C'est une raison de plus de commander le cachet tôt : il sert déjà à la déclaration d'existence.

Le coût sépare aussi les deux guichets : chaque registre coté au tribunal supporte un timbre de 3 000 DA9 000 DA pour les trois — tandis que le cotage à l'inspection du travail ne coûte rien. Prévoyez les timbres avant de vous déplacer.

Autrement dit : les trois premiers au greffe du tribunal, les sept autres à l'inspection du travail territorialement compétente, comme le prévoit l'article 15 du décret exécutif n° 96-98 du 6 mars 1996. Le cotage et le paraphe se font avant la première écriture, et les registres sont présentés à toute réquisition de l'inspecteur du travail — pas préparés le jour du contrôle.

Après : CASNOS, registres, banque

Une fois le dossier fiscal déposé, trois chantiers s'ouvrent dans cet ordre. L'affiliation CASNOS du gérant ou de l'exploitant, dans les dix jours, qui se fait désormais en ligne sur e-CASNOS — le calculateur CASNOS donne la cotisation attendue. Les registres légaux, cotés et paraphés avant la première écriture — livres comptables et livre de paie au greffe du tribunal, registres du travail à l'inspection du travail (le détail plus haut). Puis le compte bancaire, qui exige les trois identifiants réunis : registre de commerce, NIF et NIS. Le dossier d'ouverture de compte se prépare en parallèle.

Le carnet de chèques et la carte CIB viennent après l'ouverture. Leur fabrication se compte en semaines : demandez-les le jour de l'ouverture, pas le jour où vous en avez besoin. La carte CIB conditionne le paiement en ligne, notamment celui des téléservices fiscaux.

À lire ensuite

Sources et textes

  • Article 51 du code des taxes sur le chiffre d'affaires — délai de la déclaration d'existence
  • Article 183 du code des impôts directs et taxes assimilées — obligation déclarative
  • Imprimé officiel série G n° 08/2024 — Direction générale des impôts
  • Décret exécutif n° 97-396 du 28 octobre 1997 — numéro d'identification statistique et répertoire national des agents économiques et sociaux
  • Décret exécutif n° 96-98 du 6 mars 1996 — liste et contenu des livres et registres spéciaux obligatoires pour les employeurs ; article 14 (livre de paie au greffe du tribunal) et article 15 (les autres registres à l'inspection du travail)
  • Décret législatif n° 94-01 du 15 janvier 1994 — système statistique, secret statistique
  • Office national des statistiques — procédure d'attribution du NIS et répartition des services du NIS entre les annexes régionales
  • Portails : nifenligne.mf.gov.dz · mfdgi.gov.dz · sidjilcom.cnrc.dz · ons.dz · casnos.com.dz · joradp.dz
  • Contenu vérifié le 9 septembre 2026 auprès des sources ci-dessus.

Les délais et les listes de pièces sont indicatifs et varient selon la wilaya, l'inspection et la loi de finances de l'année. Cet outil prépare des documents ; il ne remplace ni l'administration ni le conseil. Périmètre de référence : wilaya d'Alger.