Le compte d'exploitation prévisionnel sur cinq ans : les douze lignes que la banque lit vraiment

En résumé : Les listes de pièces publiées par les banques algériennes ne parlent pas de cinq ans. Le Crédit populaire d'Algérie exige des « bilans et TCR prévisionnels sur la période du crédit ». La Banque nationale d'Algérie veut des bilans prévisionnels « sur la durée du prêt sollicité ». Cinq exercices, c'est un usage bancaire, parce qu'un crédit d'investissement s'amortit couramment sur cette durée. C'est aussi le haut de la fourchette de trois à cinq ans du plan-type officiel de l'étude technico-économique. Cet article détaille les douze lignes que l'analyste lit et donne un tableau illustratif sur cinq ans. Il corrige les deux lignes le plus souvent fausses : le coût réel d'un salarié, et la ligne « impôts et taxes » depuis la suppression de la TAP. Reste la treizième ligne, la capacité d'autofinancement. C'est elle qui décide.

Mots-clés de cet article

compte d'exploitation prévisionnel TCR prévisionnel capacité d'autofinancement durée du crédit coût employeur 1,255 CNAS 34,5 % suppression de la TAP IBS 19 / 23 / 26 % minimum 10 000 DA acomptes provisionnels annexe V décret 26-154 couverture de l'annuité

1. Qui exige un compte d'exploitation prévisionnel, et sur quelle durée ?

Deux destinataires le réclament, et ils ne demandent pas la même chose.

L'administration de l'investissement

Le décret exécutif n° 26-154 du 14 avril 2026, publié au Journal officiel n° 31 du 28 avril 2026, réécrit l'article 6 du décret exécutif n° 23-487 du 28 décembre 2023. Le postulant au foncier économique doit joindre à sa demande :

« l'étude technico-économique du projet d'investissement, dûment établie par un professionnel qualifié, conformément au plan-type à l'annexe (V) jointe au présent décret ».

Le cahier des charges type annexé au même décret va plus loin. Son article 17, « Capacités financières », renvoie au plan de financement de son article 14. Il fait apparaître une structure de l'investissement ventilée par rubriques (frais préliminaires, bâtiments, équipements de production, équipements auxiliaires), puis la répartition entre apports en fonds propres et crédits bancaires. L'engagement souscrit porte donc sur des chiffres, et ces chiffres doivent venir de quelque part : c'est le rôle du prévisionnel.

La banque

Les listes de pièces que les banques publient elles-mêmes sont plus explicites encore, et elles convergent sur un point que beaucoup de dossiers ignorent.

  • Le Crédit populaire d'Algérie exige des « Bilans et Tableaux des Comptes de Résultat (TCR) prévisionnels sur la période du crédit ». Il demande aussi un « Plan de financement prévisionnel sur la période du crédit », à côté d'une « étude technico-économique détaillée » (consulté le 11/10/2026).
  • La Banque nationale d'Algérie demande un « Bilan d'ouverture et bilans prévisionnels sur la durée du prêt sollicité » (consulté le 11/10/2026).

Portée exacte de cette affirmation. Aucune des deux listes que nous avons lues ne mentionne un nombre d'années : toutes deux renvoient à la durée du crédit sollicité. Nous n'affirmons rien au-delà de ces deux documents. Le plan-type de l'annexe V du décret n° 26-154 a son propre horizon. Sa partie VI, « Prévisions économiques et financières », demande un compte de résultat, un tableau de trésorerie et un bilan prévisionnels sur trois à cinq ans (voir notre lecture du plan-type).

D'où les cinq ans du titre. Ils correspondent au haut de la fourchette de l'annexe V. Côté banque, leur statut doit être clair. D'après nos missions, un crédit d'investissement s'amortit couramment sur cinq à sept ans, différé compris. Cinq exercices couvrent donc la quasi-totalité des dossiers. C'est un usage professionnel, pas une règle de droit : si l'offre porte sur sept ans, le prévisionnel va jusqu'à sept.

2. Quelles sont les douze lignes que la banque lit vraiment ?

Un compte d'exploitation prévisionnel peut compter quarante lignes. L'analyste n'en regarde qu'une douzaine, et il les regarde dans cet ordre. Le tableau ci-dessous est notre grille de lecture de terrain. Il reprend ce que nous constatons dans les dossiers que nous reprenons. Ce n'est pas une norme publiée.

#LigneCe qu'elle doit démontrerLe défaut que nous rencontrons le plus souvent
1Chiffre d'affaires hors taxesUne montée en charge justifiée par la capacité installée et le marchéCapacité maximale atteinte dès le premier exercice
2Achats consommésUn ratio matière stable, raccordé aux devis fournisseursPourcentage du chiffre d'affaires posé sans nomenclature derrière
3Marge bruteLe point de départ de toute la démonstrationMarge supérieure à celle du secteur, sans explication
4Services extérieursLoyer, énergie, transport, assurance, honoraires, maintenanceÉnergie et maintenance absentes d'un projet industriel
5Charges de personnelLe brut et la part patronale de sécurité socialeLe brut seul — voir la section suivante
6Impôts et taxesCe qui subsiste réellement après la suppression de la TAPUne ligne « TAP 2 % » encore présente en 2026
7Excédent brut d'exploitationQue l'activité dégage du cash avant financementUn EBE négatif deux exercices de suite sans trésorerie en face
8Dotations aux amortissementsUne charge non décaissée, cohérente avec la liste d'équipementsDotations qui ne correspondent à aucun poste d'investissement
9Résultat opérationnelLa performance du projet, financement neutraliséConfondu avec le résultat net
10Charges financièresLes intérêts du crédit tel qu'il est sollicité, année par annéeUn montant constant sur cinq ans alors que le capital s'amortit
11IBS (ou IRG/BIC)Le taux de l'activité réelle, ou l'exonération et son fondementUn taux unique appliqué à une activité mixte
12Résultat netLe point d'arrivée — et le point de départ de la treizième lignePrésenté comme la capacité de remboursement

Grille issue de notre pratique de revue de dossiers ; elle n'a pas de valeur normative.

La treizième ligne, celle qui décide, n'est presque jamais écrite dans les prévisionnels que nous reprenons. C'est la capacité d'autofinancement, et elle fait l'objet de la dernière section.

3. À quoi ressemble un compte d'exploitation prévisionnel sur cinq ans ?

Le tableau suivant montre la forme attendue, réduite aux lignes qui comptent. Les valeurs sont purement illustratives. Elles ne viennent d'aucun dossier réel et ne valent pas référence sectorielle. Elles montrent seulement comment les lignes s'enchaînent. Montants en millions de dinars, activité de production de biens, IBS à 19 %.

LigneN1N2N3N4N5
Chiffre d'affaires HT60,090,0110,0120,0125,0
Achats consommés24,036,044,048,050,0
Services extérieurs8,09,010,010,011,0
Charges de personnel (brut + part patronale)14,017,019,020,021,0
Impôts et taxes1,01,01,01,01,0
Excédent brut d'exploitation13,027,036,041,042,0
Dotations aux amortissements7,07,07,07,07,0
Résultat opérationnel6,020,029,034,035,0
Charges financières3,22,82,41,91,4
IBS (19 %)0,53,35,16,16,4
Résultat net2,313,921,526,027,2
Capacité d'autofinancement9,320,928,533,034,2
Annuité du crédit8,08,08,08,08,0
Couverture de l'annuité1,162,613,564,134,28

Valeurs d'exemple, arrondies, sans portée de référence. La couverture est le rapport capacité d'autofinancement / annuité.

Trois propriétés de ce tableau sont plus importantes que ses chiffres.

  1. La dotation aux amortissements est constante et la charge financière décroît. L'une suit la durée d'utilisation des équipements, l'autre suit l'amortissement du capital emprunté. Un prévisionnel où les intérêts restent plats sur cinq ans annonce qu'aucun échéancier n'a été construit.
  2. Le premier exercice est le plus fragile, et c'est normal. Ici la couverture est à peine supérieure à 1. C'est l'exercice que l'analyste examine, et c'est à lui que répond un différé de remboursement.
  3. Le résultat net n'est pas la trésorerie. Les amortissements ne sortent pas de la caisse ; la TVA, les acomptes d'IBS et les cotisations, eux, en sortent à des dates précises. C'est le rôle du plan de trésorerie, et c'est la raison pour laquelle une entreprise rentable peut déposer le bilan.

Votre prévisionnel tient-il devant un analyste de crédit ?

Envoyez-nous votre compte d'exploitation prévisionnel et l'offre de crédit visée. Nous vous disons quelles lignes ne tiennent pas, lesquelles manquent, et ce que cela implique au dépôt. Le cadrage est gratuit et donne lieu à un devis écrit.

Faire relire mon prévisionnel

4. Combien coûte réellement un salarié dans un prévisionnel algérien ?

C'est la ligne la plus souvent fausse, et l'erreur est toujours la même : le prévisionnel porte le salaire brut et s'arrête là.

La CNAS publie le taux applicable dans le cas général : 34,5 % de l'assiette (page « Employeur », consultée le 11/10/2026). Ce taux se répartit en 25 % à la charge de l'employeur, 9 % à la charge du salarié et 0,5 % de la masse salariale brute au titre des œuvres sociales. La part salariale est prélevée sur le brut : elle ne coûte rien de plus à l'entreprise. Les deux autres, si.

Coût employeur = salaire brut × 1,255. Une masse salariale brute de 1 000 000 DZD représente 1 255 000 DZD de charge au compte d'exploitation prévisionnel. Sur cinq exercices et une vingtaine de salariés, l'écart change l'opinion de l'analyste.

La même page apporte deux précisions utiles à un projet neuf. Le salaire mensuel soumis à cotisation ne peut en aucun cas être inférieur au SNMG en vigueur. Et les cotisations se versent dans les trente jours qui suivent l'échéance : de chaque trimestre en deçà de dix salariés, de chaque mois à partir de dix (article 21 de la loi n° 83-14 du 2 juillet 1983 : « plus de neuf (9) travailleurs »). Cette périodicité ne change rien au compte d'exploitation ; elle change tout au plan de trésorerie du premier exercice.

Les abattements sur la part patronale, trop rarement chiffrés

La CNAS publie aussi les réductions de quote-part patronale ouvertes par le dispositif d'encouragement et d'appui à la promotion de l'emploi, pour tout nouveau recrutement de douze mois et plus. Par dérogation, six mois suffisent dans certains secteurs. Attention à la lecture : sauf pour le handicap, la CNAS publie le taux patronal qui reste dû, pas le montant de la réduction.

Situation du recrutementPart patronale due — NordPart patronale due — Sud et Hauts-Plateaux
Taux de droit commun (part patronale)25 %25 %
Recrutement d'un demandeur d'emploi15 %2,50 %
Recrutement d'un primo-demandeur5 %2,50 %
Tourisme, artisanat, culture, agriculture, BTPH, services — contrat de 6 à 12 mois20 %16 %
Recrutement d'une personne handicapéeAbattement de 50 % sur la part patronale

Source : CNAS, page « Abattements sur taux de cotisations » (mise à jour le 29/04/2025), consultée le 15/10/2026. Éligibilité à vérifier auprès de l'agence CNAS avant de porter un abattement dans un prévisionnel.

D'après nos missions, ces abattements ne sont presque jamais chiffrés dans les prévisionnels que nous reprenons, alors qu'ils sont publiés. Le réflexe inverse coûte aussi cher. On les inscrit sans vérifier l'éligibilité, puis il faut rectifier le dossier. Voir aussi l'embauche du premier salarié.

5. Quels impôts restent sur la ligne « impôts et taxes » depuis la suppression de la TAP ?

C'est la ligne qui périme le plus vite : beaucoup de modèles en circulation portent encore une ligne « TAP » sans objet.

La Direction générale des impôts l'écrit sans ambiguïté : la Taxe locale de solidarité a été instituée « conséquemment à la suppression de la Taxe sur l'Activité Professionnelle (TAP) ». La TLS ne frappe que deux activités : le transport par canalisation des hydrocarbures (3 %) et les activités minières (1,5 %), et la DGI y range aussi les carrières et sablières (page consultée le 11/10/2026). Dans le code des impôts directs 2026, le champ figure à l'article 231 bis et les taux à l'article 231 quinquies. Les articles de l'ancienne TAP y sont marqués « abrogé » par l'article 14 de la loi de finances pour 2024.

Conséquence pour la très grande majorité des projets. Une PME de production, de services ou de BTP n'est redevable ni de la TAP, qui n'existe plus, ni de la TLS, qui ne la concerne pas. La ligne « impôts et taxes » n'est donc pas un pourcentage du chiffre d'affaires : y porter 2 % du chiffre d'affaires, c'est annoncer un modèle recopié.

Ce qui subsiste est d'une autre nature. D'abord la taxe de formation professionnelle et la taxe d'apprentissage, que l'article 169 range parmi les charges non déductibles du résultat fiscal. Ensuite les taxes assises sur le foncier et sur les véhicules, et les droits ou redevances d'exploitation. La TVA, elle, ne figure pas au compte d'exploitation : elle transite. Mais elle n'est jamais neutre sur la trésorerie du premier exercice, quand la TVA sur les équipements se paie avant que les ventes n'en produisent.

La ligne IBS : trois taux, un minimum, et un acompte que personne n'anticipe

Les taux par défaut de l'impôt sur les bénéfices des sociétés sont fixés par l'article 150 du code des impôts directs.

ActivitéTaux IBS
Activités de production de biens19 %
Bâtiment, travaux publics, hydraulique, activités touristiques et thermales (hors agences de voyages)23 %
Autres activités26 %

En cas d'exercice simultané de plusieurs activités, les bénéfices sont déterminés selon la quote-part du chiffre d'affaires de chaque activité : un prévisionnel qui applique 19 % à un projet mêlant production et négoce est faux par construction.

Deux mécanismes modifient le profil des premiers exercices, et ils relèvent du texte :

  • Un minimum d'imposition de 10 000 DA par exercice, quel que soit le résultat (article 356-9). Un exercice déficitaire n'affiche donc pas zéro.
  • Trois acomptes provisionnels aux 20 mars, 20 juin et 20 novembre, chacun égal à 30 % de l'impôt du dernier exercice clos, solde de liquidation au 20 mai (article 356). Pour une société nouvellement créée, l'article 356-4 fixe chaque acompte à 30 % de l'impôt calculé sur un produit évalué à 5 % du capital social appelé, soit capital appelé × 5 % × taux IBS × 30 %. La société décaisse donc de l'IBS sur la base de son capital, avant tout bénéfice.

Deux précisions enfin. Une entreprise individuelle au régime réel ne relève pas de l'IBS mais de l'IRG, catégorie bénéfices industriels et commerciaux. Elle est imposée au barème progressif, de 0 % jusqu'à 240 000 DA de revenu imposable à 35 % au-delà de 3 840 000 DA (article 104). La forme juridique change donc le dernier tiers du tableau. Les exonérations, elles, se chiffrent. L'article 138 accorde trois ans aux activités éligibles aux dispositifs ANADE, CNAC et ANGEM, six ans en zone à promouvoir, et deux années de plus si le promoteur s'engage à recruter au moins trois salariés en contrat à durée indéterminée. Le label « start-up » ouvre quatre ans d'exonération. Chacune doit être adossée à la décision qui l'accorde, jamais supposée. Sur les charges que le fisc refuse et qui gonflent un résultat net prévisionnel, voir les charges déductibles.

6. Pourquoi la banque regarde la capacité d'autofinancement avant le résultat net ?

Parce qu'un crédit ne se rembourse pas avec un résultat : il se rembourse avec de l'argent.

La capacité d'autofinancement part du résultat net et y réintègre les charges non décaissées, au premier rang les dotations aux amortissements. Dans l'exemple ci-dessus, le premier exercice affiche 2,3 millions de résultat net et 9,3 millions de capacité d'autofinancement. L'écart, ce sont les sept millions d'amortissements, qui restent dans l'entreprise.

Capacité d'autofinancement = résultat net + dotations aux amortissements (et autres charges non décaissées). C'est ce montant que l'analyste compare à l'annuité du crédit, soit le capital remboursé plus les intérêts de l'exercice.

Dans la pratique observée, un prévisionnel dont la capacité d'autofinancement couvre tout juste l'annuité du premier exercice n'est pas rejeté pour autant. Il est examiné de plus près, et c'est en général là que se pose la question du différé. À l'inverse, un prévisionnel qui ne calcule pas cette couverture laisse l'analyste la calculer lui-même, avec ses propres hypothèses. Elles sont rarement les plus favorables au porteur de projet. Ce constat relève de notre expérience de montage de dossiers et attend validation : il ne fixe aucun seuil réglementaire, et aucune banque ne publie de ratio minimum.

Le prévisionnel ne vit pas seul

Le compte d'exploitation prévisionnel est l'un des trois états que l'étude technico-économique articule, avec le plan de trésorerie et le bilan prévisionnel. La faiblesse que nous rencontrons le plus souvent n'est pas une erreur de calcul : c'est l'absence de lien entre les trois. Un chiffre d'affaires modifié doit déplacer le poste clients du bilan et l'encaissement du plan de trésorerie. Quand ce n'est pas le cas, la contradiction se voit en deux minutes. Elle discrédite alors tout le dossier, y compris ses parties justes.

Pour la structure d'ensemble, voir le plan-type officiel de l'étude technico-économique ; pour les indicateurs qui se déduisent du prévisionnel, VAN, TRI et délai de récupération.

Cet article présente le cadre réglementaire applicable, les conditions publiées par les organismes cités et une grille de lecture issue de notre pratique ; il ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil fiscal, ni un conseil en investissement, ni une garantie d'obtention d'un financement ou d'un foncier économique. Les valeurs du tableau sur cinq ans sont illustratives et ne valent aucune référence sectorielle. Les textes et conditions bancaires cités peuvent être modifiés : les vérifier sur le Journal officiel, auprès de la Direction générale des impôts, de la CNAS et de votre banque avant tout dépôt.

FAQ — Questions fréquentes

Sources et références

  • Décret exécutif n° 26-154 du 26 Chaoual 1447 correspondant au 14 avril 2026 modifiant et complétant le décret exécutif n° 23-487 du 28 décembre 2023 fixant les conditions et les modalités de concession convertible en cession du foncier économique — article 6 modifié (étude technico-économique établie par un professionnel qualifié conformément au plan-type de l'annexe V ; justificatifs des capacités financières des apports en fonds propres) et cahier des charges type de l'annexe IV, article 17 « Capacités financières » (plan de financement de l'article 14, tableau « Structure de l'investissement » par rubriques, répartition apports en fonds propres / crédits bancaires). Annexe V, partie VI « Prévisions économiques et financières » (compte de résultat, trésorerie et bilan prévisionnels sur 3 à 5 ans) : page 25 du JO n° 31, lue sur l'exemplaire intégral conservé par le cabinet (vérifications du 01/08/2026 et du 15/10/2026). — Journal officiel de la République algérienne n° 31 du 28 avril 2026 · Vérifié le 11/10/2026
  • L'impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) — régime réel : taux de 19 %, 23 % et 26 % (art. 150 du code des impôts directs), détermination des bénéfices selon la quote-part du chiffre d'affaires en cas d'activités simultanées, minimum d'imposition de 10 000 DA par exercice (art. 356-9), trois acomptes provisionnels au 20 mars, 20 juin et 20 novembre égaux à 30 % de l'impôt du dernier exercice clos et solde de liquidation au 20 mai (art. 356), acompte de la société nouvellement créée (30 % de l'impôt calculé sur 5 % du capital social appelé, art. 356-4), exonérations temporaires ANADE / CNAC / ANGEM et label « start-up », charges non admises en déduction (art. 169) dont les charges réglées en espèces au-delà d'une facture de 1 000 000 DA toutes taxes comprises — Direction générale des impôts (DGI) — ministère des Finances · Vérifié le 11/10/2026
  • Taxe locale de solidarité (TLS) — régime réel : institution de la TLS « conséquemment à la suppression de la Taxe sur l'Activité Professionnelle (TAP) », champ d'application limité au transport par canalisation des hydrocarbures et aux activités minières, taux de 3 % et 1,5 % (art. 231 bis et 231 quinquies du code des impôts directs), base d'imposition (art. 231 ter et 231 quater) — Direction générale des impôts (DGI) — ministère des Finances · Vérifié le 11/10/2026
  • Les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) — régime réel : barème progressif de l'IRG applicable aux bénéfices industriels et commerciaux, de 0 % jusqu'à 240 000 DA à 35 % au-delà de 3 840 000 DA (art. 104-II du code des impôts directs), seuil de 8 000 000 DA de chiffre d'affaires, minimum d'imposition de 10 000 DA (art. 355-6), charges non admises en déduction (art. 169) — page mise à jour le 22 février 2026 — Direction générale des impôts (DGI) — ministère des Finances · Vérifié le 11/10/2026
  • Espace Employeur — taux de cotisation de sécurité sociale : 34,5 % dans le cas général, répartis en 25 % à la charge de l'employeur, 9 % à la charge du salarié et 0,5 % de la masse salariale brute au titre des œuvres sociales ; assiette de cotisation jamais inférieure au SNMG ; versement dans les trente jours suivant l'échéance de chaque trimestre en deçà de dix salariés et de chaque mois au-delà ; déclaration annuelle des salaires et des salariés (art. 8, 10, 14 et 21 de la loi n° 83-14 du 2 juillet 1983 modifiée et complétée) — Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) · Vérifié le 11/10/2026
  • Abattements sur taux de cotisations (page mise à jour le 29/04/2025) : au titre du dispositif d'encouragement et d'appui à la promotion de l'emploi, pour tout recrutement de 12 mois et plus, l'employeur cotise, « au lieu de 25 % de la part patronale », à 15 % au Nord et 2,50 % au Sud et dans les Hauts-Plateaux pour un demandeur d'emploi, à 5 % et 2,50 % pour un primo-demandeur ; pour les recrutements de 6 à 12 mois dans le tourisme, l'artisanat, la culture, l'agriculture, le BTPH et les sociétés de services, à 20 % et 16 % ; abattement de 50 % sur la part patronale pour le recrutement d'une personne handicapée — Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) · Vérifié le 11/10/2026
  • Crédits d'investissement — liste publiée des documents constitutifs du dossier : « Bilans et Tableaux des Comptes de Résultat (TCR) prévisionnels sur la période du crédit », « Plan de financement prévisionnel sur la période du crédit », « une étude technico-économique détaillée », décision d'octroi des avantages de l'AAPI, pièces fiscales et parafiscales apurées de moins de trois mois, consultation obligatoire des états SCAR au-delà de 2 000 000 DA, délai de traitement de trente jours à compter de la réception d'un dossier complet — Crédit populaire d'Algérie (CPA) · Vérifié le 11/10/2026
  • Dossier constitutif d'un crédit d'investissement (document publié par la banque) : exigence d'un « bilan d'ouverture et bilans prévisionnels sur la durée du prêt sollicité » et d'un « plan de financement de l'investissement » ; aucun nombre d'années n'y est mentionné — Banque nationale d'Algérie (BNA) · Vérifié le 11/10/2026
BENSAID Farouk ProfitPilot

BENSAID Farouk

Chargé d'Études Financières & Économiques — ProfitPilot NextGen Consulting

Expert certifié auto-entrepreneur, spécialisé en études financières, analyse des risques et études de marché pour PME, startups et investisseurs en Algérie. Voir le profil complet